Le 26 septembre 2014, le laboratoire CSP en accord avec l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), retirait du marché français 21 lots du vaccin Méningitec (vaccin contre la méningite C), en raison d’un problème de qualité rencontré lors de la fabrication(1). Ce vaccin n’est pas obligatoire, il est recommandé à partir de 12 mois, et aussi proposé aux adultes de tous âges.

Depuis, des centaines de familles ont saisi la justice pour obtenir des réponses quant à la santé de leur enfants à court moyen et long termes. Celles-ci espèrent que la Justice saura faire la lumière sur ce scandale sanitaire concernant une nouvelle fois la sécurité des vaccins. En effet, malgré les propos rassurants des autorités de santé en septembre 2015 : « A ce jour, aucune déclaration d’effet indésirable liée à ce défaut de qualité n’a été signalée au laboratoire ou à l’ANSM »(2), de nombreuses familles évoquent au contraire des problèmes de santé récurrents apparus après l’injection du vaccin contre la méningite. Les familles rapportent systématiquement les mêmes symptômes, dont certains persistent encore aujourd’hui et demeurent inexpliqués; épisodes de fièvre, maux de tête, migraine, difficultés à s’endormir, troubles du sommeil, irritabilité, pleurs inexpliqués, tremblements, paralysie, fatigues chroniques, troubles du langage, perte d’appétit, maux de ventre, vomissements, épisodes de diarrhées, épisodes de constipation, épisodes d’éruptions cutanées, douleurs musculaires/articulaires, perte des cheveux, perte des ongles, asthme, troubles ORL : (otite, angine…), troubles rénaux.

En 2011, les autorités sanitaires de santé nous vantaient l’informatisation du système d’alerte comme une révolution ; ci-dessous plusieurs extraits du journal de l’ordre des pharmaciens évoquant cette nouvelle procédure d’information de retrait et rappel de lots entrée en fonction le 3 novembre 2011(3).

Depuis le 3 novembre 2011, chaque alerte diffusée par les industriels concernant des rappels et des retraits de lots de médicaments est transmise en temps réel aux officines via le DP.

Le nouveau système permet de repérer de façon automatisée les pharmacies non connectées au dispositif DP. Celles-ci reçoivent alors l’alerte par fax. Un retour automatique de la réception effective du fax permet d’identifier les quelques officines qui n’auraient finalement pas été jointes par l’un des deux précédents canaux : ces officines recevront l’alerte par lettre recommandée avec accusé de réception.

À l’heure où les moyens de communication permettent de diffuser rapidement des informations auprès du public, l’enjeu pour les acteurs de la « chaîne du médicament » est d’obtenir tout aussi rapidement l’information directement sur leurs outils de travail.

C’est une chance formidable pour la profession de réaffirmer sa mission de santé publique.

Le principal avantage de ce nouveau dispositif : la réactivité. « Le système de retrait de lots actuel est efficace, mais perfectible.

Pourquoi l’information n’est-elle pas arrivée jusqu’aux professionnels de santé et jusqu’aux parents ?

La majorité des parents ont été averti du retrait des lots soit par leurs connaissances, soit par les médias, soit par les réseaux sociaux. Les patients se sont retrouvés dans la situation paradoxale ou ils ont eux-mêmes informé leur médecin. Des pharmacies ainsi que des médecins ont continué à délivrer et à administrer ce vaccin malgré l’alerte de rappel des lots.
Y-a t-il eu négligence de la part du laboratoire, des autorités sanitaires, des professionnels de santé? Il appartient maintenant à la justice d’établir les chaînes de responsabilités.

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