Alors que certains pays comme la Suède ou la Suisse se refusent d'adopter une loi d’obligation vaccinale qui constituerait une ingérence dans le respect des droits humains, d’autres pays comme la France ou l’Italie ont choisi de renforcer leurs obligations vaccinales, en dépit des droits fondamentaux de la personne.

Mais aujourd’hui, l’Argentine va encore plus loin en instaurant un véritable régime de fascisme vaccinal, trente cinq après que les argentins se soient débarrassés de la dictature militaire.

Obligation vaccinale pour tous

Le 5 décembre 2018, le sénat argentin a approuvé à l'unanimité¹ (la seule personne qui a voté contre a avoué avoir eu un problème de bouton²), en session extraordinaire, une loi rendant la vaccination obligatoire et gratuite pour l'ensemble de la population.

Jusqu’à présent seuls les enfants étaient concernés par l’obligation vaccinale. Désormais seront soumis à la même exigence, les adultes, les femmes enceintes ainsi que le personnel exerçant des activités dans le domaine de la santé, en contact avec des patients, ou travaillant dans les laboratoires.

Vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la grippe, la varicelle, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le papillomavirus, la fièvre jaune, le fièvre hémorragique argentine, l’hépatite B, l’hépatite A, etc., en tout c'est une vingtaine de vaccins obligatoires à différents âges de la vie.

Le calendrier vaccinale rassemble toutes les obligations. Par exemple, concernant le vaccin contre la poliomyélitique, il est indiqué des injections à l’âge de 2 mois et à l’âge de 4 mois et l’administration de 3 doses du vaccin oral Sabin à l’âge de 6 mois, à 15-18 mois et à 5-6 ans (plusieurs pays ont cessé d'utiliser le vaccin oral Sabin en raison des épidémies de poliomyélite dérivée de la souche vaccinale qui peuvent en résulter³- ⁴). Le vaccin contre la grippe est obligatoire pour les nourrissons, les femmes enceintes et les professionnels de santé. Celui contre l’hépatite B vise, les nourrissons, dans les 12 heures suivant leur naissance, à 2 mois, à 4 mois, à 6 mois et à 15-18 mois, les enfants de 11 ans, les jeunes à partir de 15 ans, les adultes, les femmes enceintes et les professionnels de santé. Sont soumis à une obligation au vaccin contre la tuberculose (BCG) seulement les nourrissons. Il est précisé dans le calendrier vaccinal que la vaccination s’effectue avant la sortie de la maternité. Le vaccin ROR (vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) est obligatoire pour les nourrissons, les jeunes enfants, les adultes ainsi que pour les professionnels de santé.

La liste des obligations est tellement effrayante qu’on en arrive à se demander quelles seront les stratégies adoptées par les autorités pour tenter de parvenir à leurs fins. Un début d’explication se trouve déjà dans la loi quant aux moyens mis en œuvre.

Incitation à la délation, fichage de la population et démarches administratives conditionnées

Le texte de loi prévoit qu’il faudra dorénavant montrer patte blanche et se conformer aux vaccinations obligatoires inscrites au calendrier vaccinal pour effectuer diverses démarches administratives, comme par exemple faire établir ou renouveler son passeport, sa carte d'identité, son permis de conduire, ou encore pour obtenir un certificat de mariage.

Alors que l’on pensait révolu ce genre de pratiques, les autorités encouragent les citoyens à dénoncer leurs prochains. En effet, la loi précise que les membres des établissements d'enseignement et de santé, publics ou privés, ainsi que toutes les personnes et agents publics ayant connaissance du non respect des obligations vaccinales devront en informer l'autorité administrative au niveau local, sous peine d'engager leurs propres responsabilités.

Le non respect des obligations par la population pourra entraîner diverses actions de la part des autorités, allant de la simple notification à la vaccination compulsive.

De même pour les professionnels de santé qui risquent en plus, en cas de refus ou en cas de falsification de carnet de vaccination, avertissements, amendes ou suspensions d’exercer pouvant aller jusqu’à un an.

La loi prévoit également la création d’un carnet de vaccination standard ainsi que la création d’un registre national de la population vaccinée, dans lequel la situation vaccinale de chaque habitant sera consignée.

A l’heure ou de nombreux vaccins sont décriés dans le monde entier pour leurs effets secondaires pouvant aller jusqu’à la mort, l’Argentine est en train de soumettre son peuple à une expérience médicale et sociétale grandeur nature.

Nelson Mandela disait :

« Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs ».

Or les choix politiques de santé publique de l’Argentine semblent clairement fondés sur la peur. Une démocratie qui prend des décisions basées sur ses peurs, en violant les droits fondamentaux de la personne, ce n’est plus une démocratie, c’est une dictature.

Évidemment, des argentins ne sont pas prêts à transiger avec la liberté de disposer de son corps. Un rassemblement est prévu le samedi 22 décembre à 17h00 devant le Congrès de la Nation à Buenos Aires, pour défendre le respect de la liberté de choix thérapeutique et des droits humains.

Mary Pasteur

Sources :

1-http://www.parlamentario.com/noticia-114942.html

2-https://lmdiario.com.ar/noticia/118867/el-voto-negativo-del-dia-de-pino-solanas-en-el-senado

3-https://www.voaafrique.com/a/les-26-cas-de-polio-en-rdc-sont-d%C3%A9riv%C3%A9s-du-vaccin-pr%C3%A9cise-l-unicef-/4448305.html

4-https://www.mesvaccins.net/web/news/12945-mise-a-jour-des-cas-de-poliomyelite-au-nigeria-au-niger-dans-la-corne-de-l-afrique-et-en-papouasie-nouvelle-guinee