En 2011, le service de pharmacologie clinique et le centre régional de pharmacovigilance et d’informations sur le médicament de Tours estimait qu'en matière de vaccination seuls 1 à 10 % des effets indésirables graves sont notifiés.

Cette sous-notification s’explique par un manque de temps, une mauvaise compréhension de son intérêt en termes de santé publique ou encore par le lien non fait par le médecin entre un effet et un médicament. Cela retarde, voire empêche, l’identification des effets très rares, donc une éventuelle décision de santé publique. Cette sous-notification n’est pas spécifique aux vaccins mais peut être plus sensible dans la mesure où les vaccins s’adressent à des sujets sains et sont recommandés par les autorités de santé. Les causes de la sous-notification par les prescripteurs sont l’ignorance de l’obligation de déclarer, la méconnaissance des conséquences en termes de santé publique et la lourdeur du suivi des dossiers par les CRPV. Elles contrastent avec l’étonnement des prescripteurs du retard de prise de décision par les autorités de santé au vu d’un EI qu’ils connaissent mais n’ont pas déclaré.

Source : Pharmacovigilance des vaccins